Auguste Filon

Résumé

Auguste Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Elle n’a point fait de bien, elle n’a point fait de mal : son rôle n’est pas de « faire » ni d’inventer. Elle n’a empêché aucun progrès, elle en a retardé quelques-uns. Le bien lui-même ne doit pas s’accomplir trop vite, la vérité ne doit pas éclater trop brusquement, la pratique ne doit pas suivre la découverte de l’idée comme le bruit du tonnerre suit l’éclair. Il faut imiter la vie, si lente en ses transformations qu’elle semble immobile : c’est la seule règle dont nous soyons sûrs. La Chambre des lords est le frein de la machine politique dont la Chambre populaire est le moteur. ”
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Auguste Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Le livre, il faut le reconnaître, n’offre pas le même attrait à l’étudiant de la politique et ne s’empare pas de son esprit avec la même autorité que l’Expansion coloniale. On y sent un labeur immense accompli à un moment de la vie de l’auteur où ses forces l’abandonnaient définitivement. Nous le voyons, par instans, impuissant à ranger et à mouvoir cette énorme multitude de faits qui se révoltent contre son joug. Dans l’Expansion coloniale, il écrit l’histoire à vol d’oiseau. Vus de cette hauteur, la personne et l’accident s’effacent, l’acteur humain est un point immobile. ”
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Auguste Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Je sais bien que Napoléon a l’air de soutenir sur lui-même la même théorie que Seeley. C’est quand il disait : « Je ne suis pas un homme, je suis une chose. » Et il commentait ce mot par un second qui est le corollaire du premier : « La morale ordinaire n’est pas faite pour moi. » En effet, il n’y a pas de morale pour les choses. Mais quelle chose voulait et croyait être Napoléon ? Une force incarnée, la force même de la France nouvelle ! Il était encore la Révolution, quand il la combattait, quand il lui tordait le cou. ”
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