Auguste Lepage, Un petit soldat de la Grande Armée… (1896)
“ Le froid devient plus vif, la neige tombe, le vent qui fouette les visages est humide et glacé; il vient de la mer, dit un Prussien. Il paraît que, jusqu'à la Baltique qui n'est pas très éloignée, le pays est plat, tout couvert de lacs, d'étangs, de rivières mortes, de canaux immobiles, de forêts et de vastes étendues où rien ne pousse. Quand souffle le vent du Nord, il n'est arrêté par aucun obstacle, il arrive à Berlin, et va rafraîchir la Saxe. Le Brandebourgeois qui raconte cela à Claude, rit d'un gros rire bête et bon enfant. ”
