Résumé

Auguste Lepage Un petit soldat de la Grande Armée… (1896)

Le froid devient plus vif, la neige tombe, le vent qui fouette les visages est humide et glacé; il vient de la mer, dit un Prussien. Il paraît que, jusqu'à la Baltique qui n'est pas très éloignée, le pays est plat, tout couvert de lacs, d'étangs, de rivières mortes, de canaux immobiles, de forêts et de vastes étendues où rien ne pousse. Quand souffle le vent du Nord, il n'est arrêté par aucun obstacle, il arrive à Berlin, et va rafraîchir la Saxe. Le Brandebourgeois qui raconte cela à Claude, rit d'un gros rire bête et bon enfant.
Source : Gallica

Auguste Lepage Un petit soldat de la Grande Armée… (1896)

Quinze-Onces inquiète Claude, le charme, l'attire. Maës ne peut se passer de lui parce qu'il lui raconte des histoires merveilleuses sur les fées de Domrémy qui, la nuit, dansent en rond dans les clairières, au fond des bois, se mirent dans le cristal des sources, vues seulement par les étoiles, leurs sœurs, et disparaissent dès que le son d'une voix humaine arrive à leurs oreilles. Dans les ruisselets qu'éclairent les pâles rayons de la lune, elles plongent leurs pieds nus, blancs comme l'albâtre, polis comme le plus beau marbre.
Source : Gallica

Auguste Lepage Un petit soldat de la Grande Armée… (1896)

Claude, en sa qualité de fils de marin, nommait les constellations dont son père lui avait appris les noms: la Grande Ourse, la Petite Ourse et bien d'autres, puis, isolée, pareille à une lumière brillante éclairant l'admirable monde qu'ils admiraient sans se le dire : l'étoile du Berger.
— Tiens, vois donc, Michel Moring qui nous regarde, dit Quinze-Onces en montrant du doigt la lune.
— Qu'est-ce que cet individu ? lui demanda Claude.
— Un gaillard qui, pour s'être mal conduit sur la terre, a été exilé dans la lune d'où il ne peut plus nuire à personne.
Source : Gallica

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