Résumé

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet Le Comte de Lavernie, par Auguste Maquet… (1853)

Belair poussa un cri en la voyant, et sans songer au danger qu'il venait de courir, a l'aspect de cette brèche inespérée, de ce volet dressé comme une échelle, ne voyant plus qu'un escalier praticable, là, où dix minutes avant un chat n'eût su poser sa griffe, le jeune homme, au milieu du tourbillon de poussière, sauta sur la fenêtre démolie, se servit des ferrures du volet comme d'échelons, s'accrocha aux barreaux du balcon de Violette, et vint tomber aux pieds de la jeune femme éperdue, qui ne savait point encore quel Dieu sortait ainsi pour elle de ce nuage.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet Le Comte de Lavernie, par Auguste Maquet… (1853)

DE LAVERNIE. 195
dont le coeur s'en va, dont le corps demeure pour rappeler toujours au malheureux qu'elle a trahi, une honte et un supplice ! La femme qu'on aimera encore et qu'on n'estimera plus ! Celle qu'on croira toujours voir, comme la vit Belair, au bras d'un rival, souriante, féroce, vile, s'élevant en pleine lumière sur cet escalier comme pour dominer votre humiliation et insulter à votre misère ! — Oh ! cette femme est l'ange du châtiment, l'ange méchant, implacable, bien plus terrible que l'ange de la mort. Celui-là du moins donne le repos après l'angoisse
Source : Gallica

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet Le Comte de Lavernie, par Auguste Maquet… (1853)

On entendit craquer et gémir une guilare brisée; un cri d'homme se mêla au grondement de la masse qui heurtait le banc de pierre. La Goberge, aveuglé par un nuage de poussière, recula ses rares cheveux hérissés d'horreur.
Le vertige de l'épouvante saisit ce misérable ; il eut peur du cadavre qu'on retrouverait, de Gérard qui vengerait Belair ; il eut peur de tout. Son coeur claquait dans sa poitrine vide, il ouvrit sa porte, courut haletant, hagard, les mains étendues
Source : Gallica

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