Aurélien Scholl

Aurélien Scholl

Résumé

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Scènes et mensonges parisiens… (1863)

OLIVIER. — Que dirai-je donc, moi-même ?
LA GASPARDIÈRE. — Toi?
OLIVIER. — Je ne suis plus qu'un cadavre., un cadavre qui engraisse tous les jours! Fenella, chez qui tu me trouves, est une de ces personnes qu'on croit légères, parce qu'elles font des pirouettes. Ah ! mon ami, on se fait généralement une idée bien fausse de la fidélité des danseuses. Celle-ci, jeune, recherchée, s'est mis dans la tête de me faire le sacrifice de sa jeunesse. Elle est jolie du matin au soir, elle est tendre continuellement, elle est affable sans trêve ni repos, c'est insupportable. L'habitude me la tue.
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Scènes et mensonges parisiens… (1863)

GUICHARDET
Quand vous apercevez, le soir, une lueur rouge qui s'avance, vous pressentez un omnibus et vous faites place.
Mais prenez garde que, si la lueur est oblongue et violacée, vous devez, au contraire, aller à sa rencontre. Ce que vous preniez pour une lanterne d'omaibus, c'est le nez de Guicbardet, le nez du dernier gentilhomme !
Qu'est-ce que Guichardet?
Un être infini qui ne peut être perçu par nos sens, qui ne peut être décrit par notre plume.
C'était l'ami d'Alfred de Musset, l'ami de Gérard de Nerval.
Les gens de lettres l'appellent mon oncle, les femmes l'appellent Oscar!
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Scènes et mensonges parisiens… (1863)

OLIVIER, découragé. — Ah ! (Il pose son chapeau sur la console) .
FENELLA. — Tu es de mon avis, n'est-ce pas?
OLIVIER, à part. — Encore cloué !
FENELLA. — Et, puisque tu as été bien gentil, je vais te faire un peu de musique.
J'ai vu le dieu Bacchus sur sa roche fertile.
OLIVIER. Ah! non, assez!
FENELLA. — C'était ton air favori.
OLIVIER. — IL y a un an, je ne te dis pas ; mais toujours la même chose !
FENELLA. — Veux-tu que je te pèse?
OLIVIER.—C'est cela. pèse-moi; car j'ai une peur terrible de ne pas pouvoir courir à la Marche. Rien n'engraisse comme le bonheur! Voyons.
Source : Gallica

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