Charles-Albert Cordier, Les états psychasténiques frustes de la guerre (1916)
“ Le départ ou l’éclatement des ‘j, obus, le coup de fusil tiré par un guetteur, les bruits de pas dans un boyau voisin, les coups de pelle et de pioche des travailleurs nocturnes de la tranchée font trembler le psychasténique. L’émotion qui suit l’idée obsédante chez notre malade n’est pas moindre que celle produite par la phohie. II croit que tel chef lui en veut, il est persuadé que le soldat qu’il a mis de faction à un poste d’écoute s’est endormi, etc. En tout cas, c’est une idée bien ancrée dans son esprit et qui persistera : il cherche à l’éloigner, elle revient à la charge. ”
