Résumé

Charles-Albert Cordier Les états psychasténiques frustes de la guerre (1916)

Le départ ou l’éclatement des ‘j, obus, le coup de fusil tiré par un guetteur, les bruits de pas dans un boyau voisin, les coups de pelle et de pioche des travailleurs nocturnes de la tranchée font trembler le psychasténique.
L’émotion qui suit l’idée obsédante chez notre malade n’est pas moindre que celle produite par la phohie. II croit que tel chef lui en veut, il est persuadé que le soldat qu’il a mis de faction à un poste d’écoute s’est endormi, etc. En tout cas, c’est une idée bien ancrée dans son esprit et qui persistera : il cherche à l’éloigner, elle revient à la charge.
Source : Gallica

Charles-Albert Cordier Les états psychasténiques frustes de la guerre (1916)

Et, du reste, celle-ci est rapidement plus facile à manifester que chez le psychasténique : il y a de l’amnésie vraie, des troubles grossiers de l’attention.
L’irritabilité du caractère existe chez l’un comme chez l’autre des malades. Mais, à bien les observer, on note des différences : le paralytique général n’est pas affaissé, mais hébété. II n’est pas affligé de son état, il necommente pas ses troubles.
Source : Gallica

Charles-Albert Cordier Les états psychasténiques frustes de la guerre (1916)

Le danger impressionne toujours vivement : on ne s’habitue guère aux balles et aux obus, c’est trop contraire à la nature humaine. Mais, à mesure que l’on s’aguerrit, si l’on apprend à connaître davantage le danger, on s’aifole moins parce qu’on sait quand on doit le crâindre et quand on peut dormir tranquille.
Source : Gallica

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