Résumé

E. Littré Revue des Deux Mondes

M. Œrsted avait vu qu’un courant électrique exerce une action sur l’aiguille aimantée ; M. Ampère pensa qu’une action semblable devait être exercée par deux courans électriques, de l’un sur l’autre. Ce n’était nullement une conséquence nécessaire et forcée de la découverte de M. Œrsted, car on sait qu’un barreau de fer doux, qui agit sur l’aiguille aimantée, n’agit pas cependant sur un autre barreau de fer doux. Il se pouvait que le courant électrique fut, comme le barreau de fer, incapable d’agir sur un autre courant, tout en ayant une influence constante sur l’aiguille magnétique.
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E. Littré Revue des Deux Mondes

Aussi n’est-ce que par une contemplation minutieuse et assidue des êtres que l’on parvient à entrevoir, dans toute sa vérité, dans toute sa grandeur, dans toute son utilité, la réalité elle-même. Et cette contemplation, pour qu’elle profite, pour qu’elle perce peu à peu le voile mystérieux d’Isis, pour qu’elle agrandisse le champ, à jamais illimité, de la science, ne doit être ni l’œuvre d’un homme, ni l’œuvre d’un peuple, ni l’œuvre d’un siècle.
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E. Littré Revue des Deux Mondes

En recueillant les lettres de la reine de Navarre, M. Génin a rencontré sa correspondance avec Briçonnet, évêque de Meaux. Ici la chute est grande : le sens, l’esprit, le style, tout cela disparaît, et en place arrivent le faux goût, les métaphores outrées, les idées vides, les phrases incohérentes. Il est vrai que Briçonnet a la haute main dans ce genre, et que Marguerite n’est que son écolière ; mais son esprit n’échappe pas à la contagion.
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