Résumé

Ernest Brémond Absorption cutanée : expériences physiologiques et applications thérapeutiques (1873)

Ces expériences, plusieurs fois renouvelées et faites avec le plus grand soin, prouvent d'une manière irréfutable que l'absorption cutanée de l'iodure de potassium n'a lieu que si l'on élève la température du bain d'air, saturé de vapeurs d'eau, d'un degré au moins, au-dessus de celle du corps; 2° qu'elle est plus abondante, si le degré est plus élevé, ainsi que la dose du sel plus forte et la durée du bain plus longue ; 3° que chez deux sujets, prenant un bain à une température et à une dose différentes, l'élimination du sel potassique est terminée vingt-quatre heures, après un premier bain.
Source : Gallica

Ernest Brémond Absorption cutanée : expériences physiologiques et applications thérapeutiques (1873)

Dès les premiers bains administrés à nos malades, atteints d'intoxication saturnine, nous avons ob, servé que leur peau se couvrait pendant la sudation d'une poussière noire, analogue à de la suie. Cette matière n'était autre que du sulfure de plomb ; traitée par une solution d'iodure de potassium, elle prenait la couleur jaune, caractéristique de l'iodure de plomb. La peau n'est pas la seule voie ouverte à l'élimination. La muqueuse pulmonaire et la muqueuse intestinale concourent à l'expulsion du gaz sulfydrique qui se forme dans l'économie, par suite de l'absorption du soufre.
Source : Gallica

Ernest Brémond Absorption cutanée : expériences physiologiques et applications thérapeutiques (1873)

Le jet de vapeurs médicamenteuses, qui s'échappe du récipient, vient constamment renouveler la vapeur qui entoure le malade, dans la cage en bois, et fournir des molécules de sel toujours nouvelles, en contact avec la peau privée de la matière sébacée, ce qui, joint à l'élévation de la température, d'un degré, au moins, au-dessus de celle du corps, facilite l'absorption cutanée de la substance médicinale.
Source : Gallica

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