Résumé

François Molin Souvenirs de la persécution soufferte par le clergé du diocèse de Maurienne… (1868)

Combien nous avons à craindre que le plus grand des malheurs ne tombe sur notre infortunée patrie, c'est-à-dire, que le flambeau de la foi ne s'éteigne pour elle !
Le 19 septembre, j'ai été à Tigny voir M. le curé de Saint-Léger. Je suis revenu à Epierre sur le tard et par la pluie, qui n'a cessé de tomber toute la nuit. Il semble, cette année, que la nature soit bouleversée et que les cataractes du ciel soient ouvertes.
Source : Gallica

François Molin Souvenirs de la persécution soufferte par le clergé du diocèse de Maurienne… (1868)

Trois choses furent proposées : ou se réunir à la France, ou former en Savoie une république alliée à la France, ou, en demeurant attachés à son légitime souverain, se regarder comme pays conquis. Les émissaires des patriotes et des rebelles de Savoie avaient eu soin d'engager le peuple à demander la réunion de la Savoie à la France ; ce fut donc le vœu porté par le député de chaque commune, mais
avec la restriction expresse qu'on ne toucherait en rien à la religion, et qu'on n'exigerait pas des prêtres savoyards le serment qu'on avait exigé des prêtres français.
Source : Gallica

François Molin Souvenirs de la persécution soufferte par le clergé du diocèse de Maurienne… (1868)

Nous soupons tous trois à la cure, puis nous allons, le curé de Saint-Rémy et moi, nous reposer dans ma grange ordinaire.
A deux heures après minuit, mon frère, qui était à mes côtés, sent une main qui le touche à l'épaule et entend une voix qui lui dit et répète incessamment : Est-ce vous ? est-ce vous ?.
Il s'effraye, ne sachant ce que c'est. Il me pousse pour m'éveiller. J'entends les mêmes paroles.
Une certaine crainte me saisit aussi. Enfin je sens un doigt qui se porte dans l'œil gauche. Je me mets sur mon séant ; je porte, en criant, les
deux mains vers ce qui m'avait touché
Source : Gallica

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