G. Noblemaire

Résumé

G. Noblemaire Revue des Deux Mondes

Faut-il dès lors s’étonner de l’émotion qu’inspire l’idée de pénétration des produits étrangers (comme si nous pouvions toujours nous en passer) , du succès d’un mot fort expressif de cette émotion, et de l’ardeur aveugle de la campagne à laquelle nous assistons étonnés contre ce qu’on a baptisé les Tarifs de pénétration.
Qui dit commerce, cependant, dit échange. Vendre aux autres ce qu’on produit plus ou mieux qu’eux, leur acheter ce qu’ils produisent plus ou mieux que vous, c’est là toute la vie commerciale et elle n’est que là.
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G. Noblemaire Revue des Deux Mondes

Notre vie sociale actuelle avec ses raffinemens, ses exigences, ses besoins, souvent artificiels sans doute, qu’il serait plus sain peut-être de ne pas éprouver, mais contre lesquels on n’a guère le courage de réagir, notre vie sociale n’est possible que par les échanges, par l’exportation et l’importation. — Et ce n’est pas parce que le dernier terme de ce binôme sera débaptisé et appelé pénétration que l’éternelle logique des événemens cessera d’être vraie et qu’une agitation irréfléchie prévaudra contre elle. Les hommes sérieux ne se paient pas de mots et se ressaisissent à la réflexion.
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G. Noblemaire Revue des Deux Mondes

Pour tous les agens de chemins de fer, même pour ceux dont les fonctions ne touchent en rien à la sécurité publique, 20 ans de services suffiraient, quel que fût l’âge, pour constituer le droit à une retraite égale à la moitié de leurs appointemens ! Bien plus, tout employé, tout ouvrier, comptant plus de 15 ans de services et quittant une Compagnie, aurait droit à une retraite proportionnelle quel que fût le motif de son départ, fût-ce l’ivresse habituelle, fût-ce l’indélicatesse !
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