Résumé

Georges-Denis Weil Les relations de l'Angleterre et de la France à la suite de l'attentat d'Orsini (1888)

« C'est l'assassinat érigé en doctrine... Le droit d'asile doit-il donc protéger un tel état de choses ? L'hospitalité est-elle due à des assassins? La législation anglaise doit-elle servir à favoriser leurs desseins et leurs manoeuvres, et peut-elle continuer à couvrir des gens qui se mettent eux-mêmes, par des actes flagrants, en dehors du droit commun, et au ban de l'humanité ? » L'irritation du gouvernement français, par la forme peu mesurée qu'elle avait affectée, engendra contre nous, en Angleterre, une irritation semblable. L'amour - propre britannique se sentit blessé au vif
Source : Gallica

Georges-Denis Weil Les relations de l'Angleterre et de la France à la suite de l'attentat d'Orsini (1888)

Refuser les honneurs d'une première lecture à un bill qui, bon ou mauvais, ne contenait en somme aucun principe attentatoire à la constitution, c'était se montrer plus sévère qu'on ne l'est jamais pour les bills même les plus mal conçus, et auxquels on laisse toujours franchir la première étape; c'était donc refuser implicitement d'entrer en pourparlers avec la France ; c'était diriger contre elle une manifestation périlleuse pour le maintien de la paix. M. Disraeli crut devoir signaler le danger, et engager la Chambre à voter la première lecture.
Source : Gallica

Georges-Denis Weil Les relations de l'Angleterre et de la France à la suite de l'attentat d'Orsini (1888)

Il exprime ses craintes à lord Cowley : « Votre lettre du 13 mars doit donner naissance aux plus sérieuses appréhensions ; car elle prévoit la possibilité, la probabilité même que par un simple changement de ministère ici, nous devenions les victimes d'un seul homme, et d'un homme qui ne serait pas l'Empereur. Donnez-moi votre opinion sur les vues politiques de Walewski, et pourquoi il veut se quereller avec un pays dont l'hostilité a été la cause de la chute du Premier Empire. Il n'a cependant pas l'âme assez haute pour songer à une revanche. »
Source : Gallica

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