Germain-Mignot

Résumé

Germain-Mignot Remèdes à nos maux (1873)

Le Président actuel peut donc réunir les deux puissances, celle du sabre et celle de l'esprit, et les faire marcher de front; il a plus de force qu'un membre quelconque d'une branche aspirant au pouvoir; il peut rendre la France aussi puissante qu'il lui plaira, il a tous les éléments entre mains; qu'il ne faiblisse pas sous aucun prétexte, que la sévérité, la justice, l'impartialité, l'observance sévère des lois et de la religion soient sa ligne de conduite, et avec ces conditions il aura le pays avec lui et le respect de toute l'Europe.
Source : Gallica

Germain-Mignot Remèdes à nos maux (1873)

Le grand tort d'un Gouvernement nouveau est de mettre de côté tous les fonctionnaires sans examen de mérite. Ces hommes qui ont la théorie et la pratique du poste qu'ils occupent, peuvent très-bien servir la cause du nouveau-né ; ils ne sont souvent remplacés que par des ambitieux se disant dévoués au Gouvernement remplaçant, parce qu'ils en sont inconnus, et manquant de capacités pour remplir la mission à laquelle ils aspirent. C'est un moyen de faire des mécontents et de semer la division chez une nation.
Source : Gallica

Germain-Mignot Remèdes à nos maux (1873)

La garde nationale, avec son organisation présente, est, ou incapable de rendre aucun service, ou un élément de désordre; les mauvais citoyens, quoiqu'en petit nombre, l'emportent toujours sur les honnêtes gens si souvent sans énergie. Du reste, c'est un corps sans unité, sans vigueur et sans discipline, sur lequel il n'y a pas à compter. Faites de la garde nationale un ban de l'armée, soumise comme elle aux lois militaires, et elle sera transformée en une force véritable.
Source : Gallica

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