Résumé

Henry de Foville Le Volontaire de 1870, roman complet… (1876)

Tu m'as compris, Georges. Je ne te dissimulerai pas, pourtant, que ta présence manquera à mon bonheur, continua le vieillard, ému jusqu'aux larmes. Ah! je suis fuir de toi, tu es l'orgueil de ma vie. Je n'ai plus que toi pour ami. Un à un, tous les autres m'ont quitté. Quand je me, reporte vors le passé, je me trouve quelque ressemblance avec celui qui cherche à se frayer une route dans un cimetière et à travers les tombes qui cachent à ses yeux un être aimé dont une croix porte le nom. La France doit passer avant moi, mon fils, c'est son droit, c'est ton devoir.
Source : Gallica

Henry de Foville Le Volontaire de 1870, roman complet… (1876)

Si brave que soit un homme, en présence d'une mort de ce genre, il se trouble toujours.
Georges songea d'abord à son père, à sa mère et à sa sœur, qui, en apprenant sa disparition, recevraient un coup terrible, sans pourtant connaître son sort fatal; n'allait-il pas mourir ignoré ?
Ensuite sa pensée se porta sur Wilhelmine, qu'il perdait de nouveau après l'avoir retrouvée, et qui ne se consolerait probablement jamais d'avoir été la cause involontaire de sa fin tragique.
Il se leva subitement et marcha avec agitation.
Source : Gallica

Henry de Foville Le Volontaire de 1870, roman complet… (1876)

Allons, faisons la paix, mon cher Netzel, et restons de bons amis.
— Au fait, vous avez raison, Georges; nous ne sommes pour rien, ni l'un ni l'autre, dans les événements. Nous vivions bien tranquilles, et, ma foi, nous n'avions nul besoin de cette affreuse guerre qui empêche et arrête le commerce presque partout, qui jette le désordre dans toutes les affaires. Quoi qu'il arrive, la France, par son industrie et
son commerce, sera toujours la reine des nations.
Source : Gallica

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