Résumé

Jacques François Dupont de Bussac,  Cour de cassation de Leipzig. Affaire de la réunion alsacienne de Mulhouse… (1873)

“ Les dix-huit locataires, véritables communistes, avait chacun (ut singuli) le droit incontestable d'entrer dans le jardin loué en commun. —Sous peine de commettre le délit d'association illicite, leur était-il défendu de se parler quand ils se rencontraient? — Devaient-ils se fuir les uns les autres? — Ne leur était-il pas permis de jouer ensemble aux boules, aux quilles ? — Ne leur était-il pas aussi permis de convenir que, tel jour, ils feraient de la musique, ou même que les jeunes filles pourraient danser au piano ? ”
Source : Gallica

Jacques François Dupont de Bussac,  Cour de cassation de Leipzig. Affaire de la réunion alsacienne de Mulhouse… (1873)

“ Mais alors, le portier qui garde le jardin pour la jouissance exclusive des sociétaires; — le jardinier qui entretient les allées pour les promenades des sociétaires, ou qui cultive les fleurs, pour charmer leurs yeux ; — le domestique qui balaie les kiosques et range les chaises, l'allumeur de lampes, sont autant d'associés; — tous ils sont salariés ! — Qu'importe ? — La Société pourrait-elle vivre sans leur coopération ?
Associés ! — des personnes qu'on peut remercier à volonté ! — La loi civile, comme la loi pénale, proteste contre de pareilles conséquences.
”
Source : Gallica

Jacques François Dupont de Bussac,  Cour de cassation de Leipzig. Affaire de la réunion alsacienne de Mulhouse… (1873)

“ Et nous ajoutons : Violer l'esprit de la loi, c'est violer la loi elle-même dans ce qu'elle a de plus intime et de plus sacré.
La question du but de la prétendue association n'a donc pas été résolue dans un sens juridique. — Il y a violation de l'esprit de la loi.
§ III
Après avoir ainsi passé sur deux conditions capitales de l'art. 291, les deux jugements examinent la question de savoir si la Société se composait de plus de 20 personnes.
”
Source : Gallica

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