Résumé

Joseph Bouissou Le Choléra dans les Pyrénées-Orientales… (1912)

Sans elle, on ne sera jamais sûr d’arrêter un fléau d’origine hydrique ; sans elle, un germe im-porté ira fatalement se répandre dans la nappe su-perficielle et infecter toutes les eaux d’alimentation qui en proviennent. Pour qu’une nouvelle épidémie de choléra ne puisse plus ravager la vallée de la Têt, il faut que toutes les localités cessent de boire de l’eau d’infiltration, et que chacune d’elles aient un système isolé de ceux de ses voisins, au lieu d’en être, comme aujourd’hui, tributaire.
Source : Gallica

Joseph Bouissou Le Choléra dans les Pyrénées-Orientales… (1912)

L’eau d’alimentation de la ville de Prades était en 1911 (comme celle de toutes les communes de la vallée) , fournie par l’eau de Farrosageet de la nappe superficielle. La ville est au pied de la plaine très en pente à ce niveau et arrosée par le canal de Prades. L’eau de ce canal filtre à travers le terrain d’alluvion superficiel et elle était recueillie par un système de captation au moyen d’un drainage situé au bas de la plaine d’arrosage. De là, l’eau était conduite par une canalisation à la plupart des fontaines de la ville.
Source : Gallica

Joseph Bouissou Le Choléra dans les Pyrénées-Orientales… (1912)

Ces ruis-seaux-égoûts entraînent donc à travers Prades, vers la Têt, toutes les impuretés qui ont pu traverser la terre arable de la plaine au-dessous du canal de Prades, et toutes celles que la ville y déverse. Une analyse bactériologique en serait intéressante ! C’est pourtant l’eau de ces ruisseaux qui sert bien souvent à des habitants imprévoyants pour y laver leur linge ou des ustensiles divers. Quand ce n’est
pas le ruisseau-égoût quï sert à cet usage, c’est te ruisseau de la rue, coulant au-devant des maisoris, et cela n’en vaut guère mieux.
Source : Gallica

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