Joseph Lenoir-Rolland

Résumé

Joseph Lenoir-Rolland Poèmes épars

Pâles, cheveux épars, danser au clair de lune,
Les légères péris aux yeux étincelants !
Ne prête point l’oreille à la plainte inféconde
De l’amoureuse voix qui chante près des flots.
Ces accents désolés ne sont pas de ce monde ;
Sur le lac argenté, la troupe vagabonde
Tournoie et se lamente en lugubres sanglots.
Voyageur, hâte-toi de gagner ta demeure,
De ton ardent cheval presse les flancs poudreux,
Réchauffe dans tes bras ton bel enfant qui pleure.
Le vent froid de la nuit est perfide, et c’est l’heure
Où murmurent tout bas les esprits soucieux.
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Joseph Lenoir-Rolland Poèmes épars

Et c’est là que souvent Jeanne, ma bien-aimée,
Vient écouter l’oiseau, caché sous la ramée,
Jeanne au regard si doux, ma Jeanne au front si pur !
La brise les caresse et le soleil les dore,
Quand notre froide Écosse entend la voix sonore
Des sombres aquilons bondissant sur les flots.
Mais ces lieux enchantés, qui les foule ? l’esclave !
Le bonheur n’est pas fait pour qui porte l’entrave !
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Joseph Lenoir-Rolland Poèmes épars

Un goût sévère et pur, s’alliant au génie,
A mis dans son ensemble une telle harmonie,
Que la louche critique est devant lui sans voix !
C’est la maison de paix au milieu du tumulte,
C’est l’oasis où vient, par le désert inculte,
Par les flots des lointaines mers,
Quand il est fatigué des vains bruits de la terre
S’asseoir le voyageur pieux et solitaire,
Ou celui dont le monde a fait les jours amers !
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