Joseph Lenoir-Rolland, Poèmes épars
“ Pâles, cheveux épars, danser au clair de lune, Les légères péris aux yeux étincelants ! Ne prête point l’oreille à la plainte inféconde De l’amoureuse voix qui chante près des flots. Ces accents désolés ne sont pas de ce monde ; Sur le lac argenté, la troupe vagabonde Tournoie et se lamente en lugubres sanglots. Voyageur, hâte-toi de gagner ta demeure, De ton ardent cheval presse les flancs poudreux, Réchauffe dans tes bras ton bel enfant qui pleure. Le vent froid de la nuit est perfide, et c’est l’heure Où murmurent tout bas les esprits soucieux. ”
