Résumé

Joseph Roman De la liberté pendant le Moyen âge… (1893)

L'industrie a fait des progrès immenses ; elle produit davantage et à meilleur marché. Un ouvrier condamné à faire toute sa vie le même objet acquiert une habileté surprenante, et là où l'ouvrier manque, une ingénieuse machine le remplace. Cependant la qualité de la production est-elle supérieure à celle de jadis? L'art est-il en progrès autant que le procédé? L'ouvrier, plus habile, est-il plus heureux et plus sûr du lendemain? S'il est mieux payé, n'est-il pas forcé de dépenser davantage ? La lutte acharnée pour l'existence ne sévit-elle pas avec plus d'acuïté aujourd'hui qu'au temps passé ?
Source : Gallica

Joseph Roman De la liberté pendant le Moyen âge… (1893)

L'accumulation de taxes arbitraires sur certaines classes, le dégrèvement de quelques autres, l'emploi des ressources de l'impôt, non pour le bien général, mais pour l'utilité d'une majorité qui, généralement, n'est qu'une minorité, la destruction dans les mains de la partie la plus économe de la nation, du travail accumulé pendant plusieurs générations, voilà les conséquences logiques de la doctrine de l'égalité absolue.
Source : Gallica

Joseph Roman De la liberté pendant le Moyen âge… (1893)

Si donc le Moyen Age a été un temps d'inégalité sociale et hiérarchique, ce qui n'est pas contestable, il l'était cependant beaucoup moins qu'on ne le pense généralement, beaucoup moins que l'ancien régime en particulier. Les inégalités, une hiérarchie sévère couvraient la France comme d'un immense filet, mais les mailles en étaient assez souples et assez larges pour que les hommes de talent et de volonté pussent passer au travers sans les briser et sans se laisser briser eux-mêmes.
Source : Gallica

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