André-Saturnin Morin,
Les principes de 89 ; [suivis de L'église et l'esclavage…
(1881)
“ Le seigneur enferme ses manants, comme sous portes et gonds, du ciel à la terre... Tout est à lui, forêt chenue, oiseaux dans l'air, poisson dans l'eau, bête ou buisson, l'onde qui coule, la cloche dont le son au loin roule... Si le seigneur a droit, l'oiseau, la bête ont droit, puisqu'ils sont au seigneur. Aussi était-ce un usage antique et respecté, que le gibier seigneurial mangeât le paysan. Le noble était sacré, sacrée la bête. Le laboureur semait; la semence levée, le lièvre, le lapin des garennes venaient lever dîme et censive. ”
