Résumé

L. Huyghebaert Saint Hubert, patron des chasseurs (1928)

Pendant sept cents ans, du VIlle siècle au XVe, on vénéra saint Hubert sans que personne ait songé à attribuer sa conversion à l'apparition miraculeuse du cerf porteur de croix.
Mais, la légende une fois établie, peintres et sculpteurs l'adoptèront avec ferveur, et ce leur sera le plus heureux prétexte à figurer une scène de chasse très vivante. Puis, comme on est au temps où le paysage commence à naître, les artistes s'empresseront de placer l'épisode dans son cadre naturel : une forêt d'arbres feuillus, des rochers, de hautes herbes, avec parfois dans le lointain, quelque manoir gothique.
Source : Gallica

L. Huyghebaert Saint Hubert, patron des chasseurs (1928)

L'animal est énorme ; son pelage, d'une blancheur éclatante, projette autour de lui une auréole. Et quand il se tourne vers Hubert et ses compagnons, chiens et chevaux s'arrètent brusquement, comme si une barrière s'était soudain dressée devant eux. Hubert éperonne son cheval, qui refuse d'avancer. Alors il regarde. Entre les deux cornes du cerf une croix est posée, dont chaque bras s'appuie à un andouiller, et sur la croix resplendit le Christ dans une nuée lumineuse. A cette vue, le bon veneur saute à bas de sa monture et s'agenouille.
Source : Gallica

L. Huyghebaert Saint Hubert, patron des chasseurs (1928)

C'est du moins ce que nous apprend la légende.
Quant aux veneurs, ses disciples, qui admettent comme un dogme que qui a chassé chassera toujours, ils soutiennent qu'à partir de ce moment Hubert, à la vérité, ne poursuivit plus les cerfs, mais qu'il ne renonça point tout à fait à courre le loup et le sanglier, et que même, quelquefois, si l'occasion s'en présentait favorable, il lui arriva peut-être de forcer un lièvre. Jamais du moins, et là dessus les opinions sont unanimes, jamais plus on ne vit saint Hubert déserter un jour de fête le service divin.
Source : Gallica

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