Résumé

L'évêque d'Orléans. Notes et souvenirs (1879)

« Monseigneur, ce que je peux vous dire c'est que je n'ai jamais entendu l'évêque d'Orléans parler d'un de ses collègues, comme il vous convient de parler de lui.
« Ce que je peux vous affirmer en outre, c'est que jamais il n'a donné à ma discrétion une preuve de sa confiance pareille à celle dont vous m'honorez en-ce moment; car vous seriez évidemment bien peiné, si votre langage avait des échos!. »
Sa Grandeur a compris : elle m'a tendu la main, m'a même embrassé, en médisant: Allons, c'est fini, nous n'avons tous maintenant qu'un cœur et qu'une âme, puisque nous n'avons qu'une foi.
Source : Gallica

L'évêque d'Orléans. Notes et souvenirs (1879)

Sans avoir besoin d'aucune réflexion, en homme à la pensée et aux lèvres duquel cette question s'était souvent présentée, Pie IX a daigné me répondre : « Le libéralisme catholique, c'est : un pied dans la vérité et un pied dans l'erreur; un pied dans
l'Église et un pied dans le siècle ; un pied avec moi et un pied avec mes ennemis.
- Très-Saint Père, que mes deux pieds, mes deux mains, ma tête et mon cœur, demeurent à jamais avec vous ! » lui répondis-je.
« Allons, c'est très-bien, vous dites comme saint Pierre à Notre-Seigneur : Non tantum pedes, sed et manus et caput! C'est très-bien. »
Source : Gallica

L'évêque d'Orléans. Notes et souvenirs (1879)

Et qui donc donnera des avis à un puissant, à un roi, sinon un évêque, un vieillard, un homme politique ? Or, l'Évêque d'Orléans est tout cela.
Donc le fond de sa démarche est sauf. Elle est, à ce point de vue, honorable autant que légitime.
A-t-il manqué de respect dans la forme? Non.
Il parle avec autant de déférence que de fermeté.
Il a dit au Roi ce qu'il croyait, ce qu'il savait être le meilleur : la vérité.
La dignité n'a pas plus fait défaut à son zèle, que le respect à son patriotisme.
Source : Gallica

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