Résumé

La sculpture française au moyen âge et à la Renaissance (1884)

En ce qui concerne la sculpture, qu'il s'agisse de la statuaire ou de l'ornementation, on ne saurait contester la valeur des œuvres du moyen âge, et il n'est plus un artiste aujourd'hui qui, après avoir parcouru et examiné avec attention nos édifices religieux et civils, ainsi que nos musées, oserait nier l'importance qu'ont, au point de vue de l'enseignement, ces créations originales qui dénotent chez leurs auteurs une étude approfondie de la nature, une aptitude toute particulière pour en saisir les beautés, et une connaissance parfaite des effets comme des moyens d'exécution.
Source : Gallica

La sculpture française au moyen âge et à la Renaissance (1884)

Au dix-septième siècle, la sculpture prend une allure plus monumentale, elle se lie bien aux lignes architectoniques; les sculpteurs d'ornements sont habiles et ingénieux, ils composent bien et apportent dans tout ce qu'ils créent une grande harmonie de formes, une tenue séduisante sans rigidité, de la distinction et de l'élégance, mais l'originalité a disparu;
l'étude de la nature est abandonnée, et il ne s'agit plus que de tirer parti de l'antiquité et de la renaissance italienne en méprisant absolument la voie ouverte par le moyen âge.
Source : Gallica

La sculpture française au moyen âge et à la Renaissance (1884)

Assurément, la France possède actuellement une école de sculpteurs statuaires dont plusieurs ont une haute valeur; mais ces artistes cherchent dans une voie qui les détourne de l'art monumental, et, en tout cas, ils négligent absolument la sculpture ornementale. Indifférents, en apparence du moins, à ce mauvais goût et à ce faux luxe qui s'étalent sur nos habitations et même sur la plupart de nos édifices publics modernes, ils ne semblent pas voir davantage combien cette indifférence est fatale à nos industries d'art, dont l'état maladif ne s'explique que trop cependant.
Source : Gallica

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