Résumé

Louis-Marie Fontan De la translation de M. Magalon a Poissy… (1823)

M. Magalon, était directeur de l'Album, ses moeurs douces et conciliantes lui avaient mérité l'estime de toute les personnes qui le connaissaient; son âme franche, loyale, est ouverte aux plus nobles sentimens. Rien de généreux ne lui est étranger, ni l'amitié qui console des peines de la vie, ni cette bonté expansive qui rend si faciles et si agréables les rapports des hommes entre eux, ni ce courage qui donne la force de supporter les vexations de l'arbitraire. Ecrivain rempli de talens et de goût, il aurait pu occuper un jour une place honorable dans notre littérature
Source : Gallica

Louis-Marie Fontan De la translation de M. Magalon a Poissy… (1823)

VOTRE patriotisme et votre humanité sont si connus, que trois de mes compagnons d'infortune, victimes, comme moi, du plus révoltant abus de pouvoir, ont cru vous procurer une bonne fortune en vous fournissant l'occasion de leur être utile; vous verrez par les notes insérées sous ce pli, à quelles dégoûtantes vexations les a condamnés le bon plaisir d'un préfet de police.
C'est à vous, Monsieur, qu'il appartient de plaider la cause de la justice et du malheur. Votre vertueuse et éloquente indignation fera rougir le pouvoir, et éclairera l'opinion publique.
Source : Gallica

Louis-Marie Fontan De la translation de M. Magalon a Poissy… (1823)

Un journal est une propriété comme toutes les autres; les lois en garantissent la libre joussance, les lois en répriment les abus. Publier un journal en se conformant aux lois, ce n'est qu'user d'un droit légitime garanti par nos institutions; le supprimer illégalement, c'est commettre un acte tyrannique, attentatoire à la propriété publique. Qui nous assure maintenant que tous les citoyens ne peuvent pas être indistinctement dépouillés de leur fortune, dès que M. Magalon s'est vu arracher la sienne par une ordonnance ministérielle?
Source : Gallica

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