Louis-Édouard Bois

Louis-Édouard Bois

Résumé

Portrait de Louis-Édouard Bois Louis-Édouard Bois L’Île d’Orléans

Si l’on a pu dire que chaque pierre a sa chronique, chaque mousse sa légende, il est encore plus vrai d’affirmer que chaque famille a aussi ses souvenirs, chaque maison ses traditions, chaque localité ses annales particulières et que l’ensemble des événements joyeux ou tristes qu’elles rappellent, des époques brillantes ou sombres, glorieuses ou tragiques dont elles ont été le témoin ou le théâtre et dont le récit se transmet au coin du feu, de génération en génération, constitue le charme le plus attrayant de l’histoire d’une population ou d’une localité.
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Portrait de Louis-Édouard Bois Louis-Édouard Bois L’Île d’Orléans

De Saint-François, l’œil embrasse un horizon étendu et magnifique, qui comprend, dans ses vastes proportions, une partie de la terre du sud, les îles Madame, Aux Reaux, &c., le Cap Tourmente et les belles fermes de Saint-Joachim. La rivière Dauphine, appelée longtemps rivière Delphine, et aujourd’hui parfois la Belle-fine, une des plus considérables de l’île, traverse la paroisse de Saint-François.
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Mais ce qui attire davantage les regards du philanthrope qui visite la paroisse de Sainte-Famille, c’est le couvent ou école des filles, que dirigent en ce lieu les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. C’est là qu’en silence et sans ostentation, elles forment le cœur et l’esprit de leurs élèves, respectueusement groupées autour d’elles au nombre d’environ cinquante, chaque année. Cette fondation a rendu de grands services à la jeunesse de l’Île d’abord, puis à toute sa population.
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