Résumé

Léon Michaud Contribution à l'étude des délires transitoires séniles (1900)

On a quelquefois considéré la démence sénile comme une conséquence naturelle de la vieillesse ; mais nous avons cru établir qu’il y a une vieillesse normale, état idéal de santé dans l’âge le plus avancé ; que les psychoses de la vieillesse sont des maladies que l’on peut éviter bien qu’il soit très facile de les contracter à cause du déclin naturel des forces mentales.
Source : Gallica

Léon Michaud Contribution à l'étude des délires transitoires séniles (1900)

Nous relevons dans cette observation l’action d’une grippe comme cause déterminante de l’apparition des troubles mentaux.
Ces troubles consistent en idées vagues de persécution avec quelques nuances mégalomaniaques et des hallucinations de la vue. Ce qui domine l’état du malade c’est là fatigue et l’impuissance à soutenir un effort, même délirant. L’aphasie transitoire est manifeste. Puis avec le repos et l’hygiène de l’Asile ces troubles s’amendent et on ne retrouve plus qu’un sénile en état de vivre au dehors.
Source : Gallica

Léon Michaud Contribution à l'étude des délires transitoires séniles (1900)

Cependant par les habitudes contractées auparavant, on s’est assuré un beau caractère de la vieillesse et une longue vitalité mentale. Ainsi on évite de tomber dans certaines psychoses, si communes chez les vieillards que l’on a cru souvent à une démence sénile engendrée simplement par le grand âge. Enfin, il est impossible à l’homme d’éviter une déchéance psychologique, nécessairement de plus en plus accentuée. A ce dernier stade de l’existence humaine un rien trouble cet être en qui la vie s’éteint.
Source : Gallica

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