Résumé

Portrait de Nadar Nadar Quand j'étais étudiant, par Nadar (1857)

Mais ils se trompaient : l'heureavait sonné pour Pierre Jouvencel. Ce semblant de résurrection n'était que la dernière lueur plus vive que jette la lumière avant d'expirer.
On se rapprocha du lit.
Docteur, dit Jouvencel, je m'en vais, je le sens; je le sens bien. Je ne passerai pas la journée.
Là, des consolations, de faux espoirs, des pleurs hypocrites. Pierre ne paraissait voir que moi.
— Je suis un homme, et vous pouvez me parler, en homme, me dit-il en fixant son regard perçant sur le mien. Combien d'heures ai-je encore à vivre ?...
Source : Gallica

Portrait de Nadar Nadar Quand j'étais étudiant, par Nadar (1857)

Voilà qui est bon !
— Tiens, Gottlieb, dit Van Coppenaël en donnant à son domestique un verre plein de la précieuse liqueur.
—Buvez ceci, mon cher Gottlieb, disait Rodolphe.— Buvez-le, mon ami, — je vous parle dans votre propre intérêt. — Oh! oh ! qu'est ceci ? J'ai des fourmis dans les oreilles !
— Le genièvre échauffe un peu, dit gravement Van Coppenaël.
— Derechef, mon cher Van, derechef, if you please, criait Rodolphe... Pouah! — Je me suis trompé de verre, — j'ai bu du Bordeaux... le méchant vin ! — Ah ! à la bonne heure !
— A votre santé, répéta le Hollandais.
Source : Gallica

Portrait de Nadar Nadar Quand j'étais étudiant, par Nadar (1857)

Mais, ma soeur, répondit Jean d'un ton doucereux, vous vous fatiguez trop, vous finirez par tomber malade, vous aussi, et vous serez bien avancée alors. Il est bien juste que vous preniez, à votre tour, un peu de repos. Je le soignerai bien aussi, moi, allez ! Je suis son frère ; hein, frérot? N'est-ce pas, monsieur le docteur?
Jean me regardait presque, cette fois, en m'adressant sa question ; mais, à l'anxiété avec laquelle madame Jouvencel semblait me demander une réponse favorable à la sienne, je devinai jusqu'au fond de sa pensée, je pénétrai la plus ignoble trame.
Source : Gallica

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