Victorine Brocher

Victorine Brocher

Résumé

Portrait de Victorine Brocher Victorine Brocher Souvenirs d’une morte vivante (1909)

Proclamez la République ! criait-on aux députés. M. Gambetta, sur le perron du palais, criait au peuple :
« Ce n'est pas ici que nous devons proclamer la République, mais à l'Hôtel de Ville, où nous allons nous rendre à l'instant. »
Malheureusement, ces hommes aimés du peuple n'ont pas compris ce peuple ; ils s'étaient servi de lui, comme d'un marche-pied pour monter au pouvoir, sans jamais essayer de comprendre le sentiment populaire, ni la nécessité du moment ; cela fut un grand malheur. Ils auraient pu faire de si grandes choses, s'ils avaient pénétré l'aspiration du peuple.
Source : Gallica

Portrait de Victorine Brocher Victorine Brocher Souvenirs d’une morte vivante

Tout à coup, les portes de la caserne du quai d’Orsay s’ouvrent et livrent passage à un escadron de dragons qui fond, au grand trot, le sabre nu, sur l’émeute. Mais en apercevant cette foule si peu effrayée, si peu menaçante, l’officier surpris fait remettre le sabre au fourreau.
« Vivent les dragons ! » s’écrie le peuple, et les soldats ralentissant l’allure de leurs chevaux, disparaissent avec infiniment de ménagements. Les groupes vont se reformer sur la place.
À partir de ce moment, dont nul ne soupçonne la gravité, la révolution est accomplie.
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Portrait de Victorine Brocher Victorine Brocher Souvenirs d’une morte vivante (1909)

Dès le premier moment, l'instinct dominant est de chercher sa nourriture, il affirme son droit à la vie, nécessité fatale; son regard vague erre autour de tout ce qui l'environne, semble chercher un point d'appui, une protection ; il s'habitue aux objets, aux bons soins et, dès que sa confiance est établie, il en ressent les bienfaits, il semble remercier, par un doux sourire, qui pénètre jusqu'au fond du cœur, ce sourire-là, une mère ne l'oublie jamais.
Source : Gallica

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