Émile Goudeau,
Dix ans de bohème
“ Parfois, dans la toge du poète, les pieds de Lorin s’embarrassent, et déchirent un peu l’étoffe ; puis, bast ! une pirouette, un lazzi de gavroche, une larme de spectateur ému et sincère de l’Ambigu, et il se retrouve bon Parisien d’atelier, doux rêveur d’asphalte, guettant à la lune les minois qui passent, ou bien les vitres qui s’allument, se garant des voitures, et mordant son mouchoir pour dissimuler des sanglots. Ce doux rêveur fut mon premier camarade... mais quel mauvais président d’hydropathes ! trop libéral, trop libéral ! Un autre vice-président, c’était Georges Moynet. ”
