André Gill

Définition et enjeux

Pierre Desgenais,  Les parisiennes (1882)

“ Voilà ce pauvre André Gill devenu fou! La manie des grandeurs est une maladie moderne.
Non qu'elle n'ait existé de tout temps, mais elle s'exacerbe en ce temps-ci. La vie est dure. Il faut de l'argent et des efforts, des tensions d'esprit, des torsions de nerfs. On se détraque. On se tue lentement. Ce qui pouvait sauver Gill c'était sa gaieté. Il s'était représenté lui-même, sa tête rieuse coupée et servie sur un plat et n'en paraissant pas pour cela plus triste. Ce décapité railleur était un des bons dessins à la plume de Gill, qui en a tant fait.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Eudel Paul Eudel,  L'Hôtel Drouot et la curiosité en 1883… (1883)

“ Aujourd'hui, c'est la vente d'André Gill, le pauvre et grand fou, le caricaturiste qui se démène dans un cabanon après avoir éparpillé à tous les vents sa folle vie d'artiste et la verve mordante de son inépuisable bonne humeur.
Maintenant, il est pour jamais enfermé, l'œil morne,
l'intelligence éteinte, ce joyeux garçon, espiègle et bon enfant, qui remplissait le quartier Latin de sa gaieté hardie, de son esprit tapageur et frondeur.
”
Source : Gallica

Charles Virmaître,  Paris-canard (2e édition) (1888)

“ Le 3 mai 1885, Gill fut enterré au cimetière de Saint-Mandé. Ce fut le député Clovis Hugues qui prononça son oraison funèbre. Il revendiqua le malheureux artiste pour le parti communard; il fit son apothéose comme homme politique.
André Gill un homme politique! 1 Il est vrai que, sous la Commune, il fut administrateur délégué au musée du Luxembourg, et qu'un jour, en mai 1871, passant rue de Rennes, près d'une barricade ou étaient braquées plusieurs pièces d'artillerie, un artilleur qui le reconnut s'approcha de lui et l'invita à tirer le premier coup de canon.
”
Source : Gallica

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