Résumé

Émile Lambert Moyens pratiques d'organiser le travail sans faire concurrence à l'industrie privée… (1848)

Ce contre-poids à ce mouvement désordonné de la concurrence, nous croyons l'avoir trouvé dans la création de nos ateliers de travail qui doivent seulement s'ouvrir aux travailleurs inoccupés ou délaissés par l'industrie privée. On conçoit, en effet, que c'est, dans le système indiqué par nous, le seul moyen que, sans blesser la dignité de l'homme, l'on puisse employer au soulagement et à l'atténuation des maux de la classé nécessiteuse; nous disons nécessiteuse, car, dans notre pensée, ce mot comprend toutes les catégories de professions quelles qu'elles soient.
Source : Gallica

Émile Lambert Moyens pratiques d'organiser le travail sans faire concurrence à l'industrie privée… (1848)

La question que nous nous permettons de débattre ici, après plusieurs années de réflexion et d'étude, est donc de la plus haute et de la plus imminente gravité : car tout homme sensé conviendra qu'une agglomération de travailleurs sans travail ou sans salaire suffisant, de producteurs encombrés de produits stériles, et de consommateurs qui ne peuvent à peine consommer que le quart de ce que leur activité réclame et mérite, qu'une telle agglomération, disons-nous, n'est pas encore ce qu'on doit appeler une société chrétienne, ou si vous aimez mieux, une société régulière.
Source : Gallica

Émile Lambert Moyens pratiques d'organiser le travail sans faire concurrence à l'industrie privée… (1848)

Notre système d'organisation du travail doit paraître bien simple; il a pour assises l'instruction professionnelle généralisée, les ateliers de travail garantissant partout l'exercice du droit au travail, en d'autres termes, le droit de vivre en travaillant pour un salaire suffisant, et dès lors équitable, et enfin une direction et une protection gouvernementales destinées à tenir en équilibre toutes les forces vives d'un pays.
Source : Gallica

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