Étienne-Léon de Lamothe-Langon,
L'Espion de police, roman de moeurs…
(1826)
“ Rémond était exaspéré à tel point, qu'un combat corps à corps ne l'eût pas fait reculer; mais la poltronerie de Teillon le retenait; il ne se sentait pas le courage de frapper un malheureux qui ne se défendait qu'avec l'énergie de la lâcheté, celle que les hommes faibles retrouvent quand toute ressource de fuite leur est enlevée. L'intention du suppôt de police était si bien exprimée sur ses traits, que les spectateurs le raillaient déjà. Henri le saisissant tout-à-coup avec force : « Allons, lui cria-t-il, pour la dernière fois, explique-moi ta conduite. » ”
