Caleb Williams

Définition et enjeux

Portrait de William Godwin William Godwin,  Caleb Williams (1868)

“ « Falkland, dit-il, était mon Barbe-Bleue, qui, ayant commis des crimes atroces, vit dans la crainte perpétuelle d'être dénoncé à la vengeance des hommes. Caleb Williams était sa femme; Caleb, en effet, en dépit de ses avertissements réitérés , persiste à vouloir découvrir le secret défendu, et, après avoir réussi, tente en vain d'échapper aux conséquences de sa fatale curiosité; semblable à la femme de Barbe-Bleue, qui s'efforce de laver la clef de la chambre sanglante et n'a pas plus tôt fait disparaître la tache de sang qu'elle la voit reparaître avec une effrayante obstination. » ”
Source : Gallica

Eusèbe Girault de Saint-Fargeau,  Revue des Romans

“ Chargé du poids de cet épouvantable mystère, la vie est pour lui un supplice qu’il n’endure que dans l’espoir de s’assurer encore une mémoire honorable parmi les hommes. On sent qu’aucun crime ne lui coûtera pour couvrir son premier crime d’un voile impénétrable ; que ne doit pas craindre l’infortuné que le hasard rendra maître du fatal secret ? Caleb Williams, jeune, sans expérience, poussé par une curiosité irrésistible, s’expose à cet affreux danger ; secrétaire de Falkland, il éprouve pour ce gentilhomme un mélange de respect et d’admiration ”
Source : Wikisource

Portrait de William Godwin William Godwin,  Caleb Williams (1868)

“ Si M. Tyrrel
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lui-même eût pu se faire idée du supplice qu'il infligeait à son ennemi, peut-être, à quelque point qu'il fût provoqué, eût-il hésité dans sa vengeance. Le désordre des éléments furieux et en guerre les uns contre les autres donne à peine une image de la situation d'âme de M. Falkland ; tout ce que pourrait inventer la cruauté la plus raffinée eût été méprisable en comparaison de ses tortures. Il eût voulu être anéanti mille fois, être plongé dans un abîme éternel d'oubli et de nullité.
”
Source : Gallica

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