Émile Montégut, Revue dramatique, 1861
“ M. Bouilhet a lu Apulée, qu’il goûte en connaisseur et dont il parle fort bien, et cependant il ne lui a pas dérobé son art de magicien : la scène de l’incantation est manquée et n’agit pas sur l’imagination du spectateur. En revanche, s’il faut décrire un cirque, une fête publique, un dîner d’édile, un antre du quartier de Suburre, énumérer les plats exquis dus à l’invention d’un cuisinier romain, le poète reprend aussitôt tout son avantage. Autant il tournait court devant l’action, autant il devient abondant dans les parties descriptives de son œuvre. ”
