Albert Trochon

Élements biographiques

Albert Trochon Les Étrangers devant la justice française et les juridictions nationales des peuples anciens et… (1867)

Incontestablement : tout individu est maître et libre de se priver, à son gré, de la jouissance que la loi met à sa disposition , quand l'ordre public et les bonnes moeurs n'y sont pas intéressés. Or, ici, ces motifs d'interdiction n'existent pas plus que dans l'hypothèse d'une renonciation au droit de l'art. 14. Il n'importe pas à l'indépendance, à la dignité de notre nation, à l'intérêt général et aux convenances publiques qu'un Français puisse être assigné devant un tribunal étranger, s'il le désire, s'il croit que tel est son avantage.
Source : Gallica

Albert Trochon Les Étrangers devant la justice française et les juridictions nationales des peuples anciens et… (1867)

Mais, après tout, le devoir de la justice n'est-il pas envers chaque individu, quelle que soit sa nationalité , invariablement le même ? Ne venons-nous pas de dire que c'est une dette sociale dont tous sont créanciers en vertu d'un titre supérieur et indélébile, et à l'exécution de laquelle tous ont droit? Des publicistes et des philosophes considérables ont enseigné que, par le fait seul de la présence de l'étranger dans les limites d'une souveraineté , cet étranger avait naturellement le droit de réclamer le bénéfice des juridictions du pays.
Source : Gallica

Albert Trochon Les Étrangers devant la justice française et les juridictions nationales des peuples anciens et… (1867)

C'est une des conquêtes véritables de notre civilisation moderne que cette égalité universelle devant la justice, qui fait que tous, grands et petits, lui doivent compte de leurs actions : plus on est élevé, plus on doit montrer de fidélité et d'exactitude à remplir ses engagements. La place qu'occupe l'art. 14 dans nos lois ne proclame pas une exception à cette règle de saine justice et de loyauté parfaite. Sans doute, notre texte a prévu plutôt id quod plerumque fit, le cas qui devait se présenter le plus souvent, celui d'un simple étranger en présence d'un simple Français.
Source : Gallica

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