Maurice Donnay

Élements biographiques

Portrait de Maurice Donnay Maurice Donnay Revue des Deux Mondes

Et puis, si l’on va aux Etats-Unis, et même si on n’y va pas, il faut savoir l’anglais. Il faut s’entraîner à parler en public, à improviser, c’est ici le pays du speech, du toast, de l’allocution et du discours. Voilà deux impressions très nettes. Une troisième impression c’est que les deux peuples ne se connaissent pas, ne se pénètrent pas, ne se comprennent pas. Qu’il s’agisse de littérature, de théâtre, de politique, la vérité est que l’on ne se connaît pas. Il n’est plus question de découvrir l’Amérique, mais les Américains.
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Portrait de Maurice Donnay Maurice Donnay Autour du Chat Noir

La répétition générale d’une pièce d’ombres d’Henri Rivière, la Marche à l’Étoile, Ailleurs, Héro et Léandre, l’Enfant prodigue était un événement.
Ces soirs de répétition générale, Jules Lemaître venait dîner avec nous, et c’était une grande joie, car nous l’aimions tous beaucoup. Comme il était simple et charmant ! Il voulait être pour quelques heures notre camarade, avant d’être dans son feuilleton des Débats, un juge éclectique et indulgent. Un calembour ne lui faisait pas peur ; il admettait que tout proverbe, toute formule eût son à peu près, comme toute fonction algébrique a sa dérivée
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Portrait de Maurice Donnay Maurice Donnay Revue des Deux Mondes

Il est vrai qu’au regard des vieilles nations d’Europe, les Etats-Unis sont une jeune nation ; mais de la guerre de l’Indépendance à la dernière guerre, n’ont-ils pas une belle histoire ? Peu importe que leur passé ne s’étende encore que sur quelque cent cinquante ans : l’essentiel c’est qu’il se soit passé quelque chose dans ce passé et qu’on le sache. A ce point de vue, les Américains ne demandent pas le secret. A Washington, dans chaque square un grand homme vous parle de leur passé.
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