Pierre Bouffard Les modifications apportées à la gestion administrative et financière des assurances sociales par le décret-loi du 28 octobre 1935 et le règlement d'administration publique du 19 mars 1936… (1936)

Sans doute dans une telle association un compagnon comme l'Etat, qui a pour mission la réalisation du bien commun et est responsable de toute activité sociale, aura une certaine suprématie sur les organismes privés. Cela est normal et opportun, et un contrôle de l'Etat sur la gestion des Assurances sociales paraît souhaitable; son intervention limitera, c'est certain, l'autonomie des caisses. La liberté à laisser à ces dernières est beaucoup moins une question de dogme qu'une question d'expérience.
Source : Gallica

Pierre Bouffard Les modifications apportées à la gestion administrative et financière des assurances sociales par le décret-loi du 28 octobre 1935 et le règlement d'administration publique du 19 mars 1936… (1936)

Nous verrons plus tard les raisons qui ont amené cette séparation absolue de compétence entre les caisses primaires de répartition, leurs unions et les caisses de capitalisation.
Si la séparation de compétence entre les caisses de répartition et celles de capitalisation est très nettement établie, par contre une simplification importante est réalisée : c'est le « jumelage » de ces deux catégories de caisses. Les membres des caisses maladies ne restent plus libres de choisir leur caisse pour le risque vieillesse.
Source : Gallica

Pierre Bouffard Les modifications apportées à la gestion administrative et financière des assurances sociales par le décret-loi du 28 octobre 1935 et le règlement d'administration publique du 19 mars 1936… (1936)

Les assurances sociales peuvent être aussi gérées par un établissement public; celui-ci aura une certaine autonomie financière et administrative. L'autonomie financière des Assurances sociales peut, en effet, se concevoir, même sous un régime étatiste : il suffit que l'établissement public ait un patrimoine propre distinct des deniers de l'Etat. Sans doute recevra-t-il des subventions du budget public, mais celles-ci figureront simplement comme fraction de ses ressources dans sa comptabilité.
Source : Gallica

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