Résumé

A. Audiganne Les Régions du bas de la Loire

Ce qui plaît le moins à la masse des ouvriers, c’est le travail de la terre, l’agriculture proprement dite, dont l’état semble assez languissant. Souvent elle est abandonnée aux femmes. Les hommes restant au pays après le tourbage se plaisent à revenir dans la Brière soit pour les transports sur les blains, soit pour la chasse ou la pêche. La Brière, c’est la patrie, c’est le refuge, c’est la mère nourricière de tous.
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A. Audiganne Les Régions du bas de la Loire

On a vu là comment une cité peut déchoir presque tout d’un coup du rang qu’elle occupait par des causes aussi étrangères à l’état de la société qu’indépendantes d’elle-même. La vie locale n’y possédait qu’une source d’activité; une fois tarie, il ne restait plus rien. Il n’y a guère plus d’un siècle et demi, les grands navires de cette époque, qui seraient tout au plus aujourd’hui des bâtimens de dimension moyenne, éprouvant d’énormes difficultés pour gagner l’opulente cité de Nantes, Paimbœuf avait été choisi comme point d’armement et de désarmement.
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A. Audiganne Les Régions du bas de la Loire

Rien ne fait mieux juger du bien qu’il est susceptible de produire que la vue du mal qu’il n’a pas encore réussi à extirper. Avions-nous tort d’affirmer dès le début qu’un lien intime unit les améliorations concernant la vie matérielle à celles qui embrassent la vie morale elle-même? Les transformations opérées déjà dans le groupe des populations rurales de la Basse-Loire ne proclament-elles pas assez haut, malgré les lacunes qui existent encore, qu’en fin de compte le changement leur a été favorable dans la double sphère de leur existence?
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