Résumé

A Mathivet Mémoire sur le pissement de sang… (1890)

Il n'y a rien de surprenant pour le physiologiste qu'une pareille nourriture puisse amener chez nos bêtes à cornes, au bout d'un certain temps, un état pathologique qui, pour elles, dans notre contrée, se traduit à l'extérieur par l'hématurie.
La nourriture est le point de départ de toutes les améliorations dans toutes les espèces animales ; il en est de même pour la réussite des plantes ; tout ce qui a vie doit naître, croître et se parfaire, tout principe de développement est puisé dans les matériaux de nutrition qui fournissent la matière première.
Source : Gallica

A Mathivet Mémoire sur le pissement de sang… (1890)

Nous insistons à dessein sur ce point de l'insuffisance de nourriture amenant l'appauvrissement du liquide sanguin, parce que, selon nous, il n'est pas une autre cause que l'on puisse sérieusement invoquer pour expliquer l'existence du pissement de sang à l'état épizootique dans la Creuse. L'observation, la science, la logigue concourrent à appuyer cette opinion. Quant à nous, en considérant la manière misérable dont les bestiaux sont entretenus, nous nous étonnons plus des ravages de l'hématurie, mais bien que ces ravages ne soient pas plus considérables.
Source : Gallica

A Mathivet Mémoire sur le pissement de sang… (1890)

En suivant seulement le raisonnement de la plus simple logique, ou veut-on que le sang, qui se forme entièrement et uniquement des produits de la digestion, puisse trouver tous les éléments qui entrent dans sa composition normale, lorsque l'organisme ne reçoit plus les principes nutritifs en quantité suffisante ? Et lorsque le sang est pauvre, peu plastique, très-fluide, est-il étonnant qu'il fitre à travers les vaisseaux et vienne colorer les urines en rouge ?
Source : Gallica

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