Résumé

Albert Maurin La Terreur blanche, 1815 et 1816… (1850)

C'est le même désir de sauver la patrie qui, à Lons-le Saulnier, lorsque la défection la plus complète l'entourait de toutes parts, lorsque le plus fatal enthousiasme égarait tous les esprits, exaltait toutes les têtes, lorsque tout le monde était dans la persuasion que le gouvernement royal avait disparu; c'est le même amour pour la patrie qui fit la règle de sa conduite. C'est encore son amour pour son pays qui après la bataille de Waterloo, engagea le maréchal, en présence des représentants les plus distingués de la nation, à leur dévoiler la vérité tout entière.
Source : Gallica

Albert Maurin La Terreur blanche, 1815 et 1816… (1850)

Eh quoi! le nom de terroristes a été longtemps jeté à des citoyens intègres, que l'amour de la patrie, le dévouement absolu à la chose publique, la valeur du guerrier ou la science du législateur n'ont point cessé de distinguer pendant la grande période révolutionnaire. Et lorsque le parti royaliste, revenu de son long exil, épouvante tout-à-coup le monde civilisé du spectacle de pareils crimes, il lui suffirait de passer, comme une éponge, son drapeau blanc sur l'histoire, pour conserver à tout jamais le privilège de l'honnêteté et de la modération !
Source : Gallica

Albert Maurin La Terreur blanche, 1815 et 1816… (1850)

Non, Sire, s'il ne m'est pas permis de sauver mon pays, ni ma propre existence, je sauverai du moins l'honneur ; et s'il me reste un regret, c'est d'avoir trop vécu, puisque je survis à la gloire de la patrie. Réfléchissez-y, Sire; c'est peut-être la dernière fois que la vérité parvient jusqu'à votre trône; il est bien dangereux, surtout bien impolitique de pousser les braves au désespoir.
Source : Gallica

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