Camillo Benso Cavour

Résumé

Camillo Benso Cavour Nouvelles lettres inédites (1889)

D'ailleurs, vous pouvez être certain que votre action serait, dès à présent, secondée par le Conseil de Turin et, au besoin, par le ministère. Si les gens capables et honorés se refusent à entrer dans le conseil, comment parviendronsnous à le réformer? et, si nous ne le réformons pas, que deviendra la Banque?
C'est un véritable sacrifice pour vous que d'accepter le poste où la confiance des actionnaires vous appelle, mais, ce sacrifice, l'intérêt du pays et du commerce le réclame.
Les temps deviennent difficiles, si les bons quittent le timon des affaires, que deviendrons-nous?
Source : Gallica

Camillo Benso Cavour Nouvelles lettres inédites (1889)

Gioberti s'est déclaré, d'une manière franche et énergique, contre la constituante et la révolution toscane (1) , et il a rompu d'une manière éclatante, avec Brofferio et le parti extrême. Il paraît décidé à ne pas reculer, et il peut le faire d'autant mieux que la population de Turin s'est déclarée d'une manière unanime en sa faveur. Le peuple est essentiellement monarchique. Il est charmé par le mot de royauté démocratique, et il serait difficile de lui faire accepter les idées mazziniennes. Quant à Gênes, Gioberti est décidé de la maintenir par la force.
Source : Gallica

Camillo Benso Cavour Nouvelles lettres inédites (1889)

Ce qui embarrasse le plus le Ministère et la Chambre, c'est la question financière, ils ne savent où donner de la tête. Tout le monde crie contre Ricci, dont l'incapacité est reconnue et proclamée par tout le monde. Il sera forcé de sortir du Ministère, je ne sais qui le remplacera. Peut-être le comte Ceppi, ou bien Cabella, ou bien qui sais-je encore ?
Je ne suis pas effrayé de la guerre, autant que la plupart des hommes modérés. Je crois qu'elle présente bien des chances en notre faveur et que le véritable danger consiste dans l'engouement que peut produire un premier succès.
Source : Gallica

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