Résumé

Chambre de commerce et d'industrie Canal des houillères de la Sarre et prolongement du chemin de fer des Ardennes vers l'Allemagne (1858)

Est-il déraisonnable de croire qu'une voie navigable qui reliera la Prusse à l'Alsace, à la Lorraine et à la Champagne, transportera moins de moitié de la quantité de houille que devra fournir à la France le bassin de Sarrebruk, les deux tiers de celle que consommeront nos départements de l'Est?
Nul ne le pensera. C'est en prenant pour base un transport annuel de quatre cent mille tonnes, dans lequel nous comprenons celui des sels, des blés, des foins, des engrais, des pierres et des bois, que nous avons calculé le droit de navigation sur le canal de la Sarre.
Source : Gallica

Chambre de commerce et d'industrie Canal des houillères de la Sarre et prolongement du chemin de fer des Ardennes vers l'Allemagne (1858)

Quant à nous, Monsieur le Ministre, nous restons, avec le Gouvernement, convaincus que les canaux et les chemins de fer sont des instruments de transport, de natures différentes, qui ne sont pas propres à rendre les mêmes services, ne s'emploient pas de la même manière et dans les mêmes conditions, mais qu'ils ont chacun leur valeur spéciale. Pour utiliser les uns et les autres, il ne s'agit que d'employer chacun d'eux à l'usage auquel il est destiné.
Source : Gallica

Chambre de commerce et d'industrie Canal des houillères de la Sarre et prolongement du chemin de fer des Ardennes vers l'Allemagne (1858)

La Compagnie de l'Est exerce aujourd'hui, sans partage, le monopole du transport des houilles de la Sarre et de la Moselle. Le canal de la Sarre sera pour elle un concurrent, redoutable apparemment, puisqu'elle le redoute. La création de cette voie nouvelle la mettra dans la nécessité de construire, pour prolonger la ligne des Ardennes vers l'Allemagne, une voie ferrée autre que celle de Cocheren à Sarrebourg, plus chère, dit-elle, et probablement moins fructueuse.
Source : Gallica

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