Résumé

Portrait de Charles Depéret Charles Depéret Les terrains tertiaires de la Bresse et leurs gîtes de lignites et de minerais de fer (1893)

A un moment donné, ces glaciers arrivent à couronner les hauteurs du Bugey, près de la bordure de la cuvette Bressane ; de nombreux torrents s'échappent de ce massif; l'Ain, le Suran et divers torrents rabotent la surface de la Dombes et y déposent des cailloutis à de grandes hauteurs. A ce moment, la vallée primitivement creusée par le Rhône, dans le Pliocène inférieur, est comblée, le fleuve s'étale sur ses rives qu'il nivelle et il recouvre de cailloutis les surfaces qu'il a arasées. C'est à ce moment que se déposent les alluvions alpines des hauts plateaux situés à l'ouest de Lyon.
Source : Gallica

Portrait de Charles Depéret Charles Depéret Les terrains tertiaires de la Bresse et leurs gîtes de lignites et de minerais de fer (1893)

La faune de Mammifères de l'horizon de Trévoux est intimement liée, dans son ensemble, à celle du Pliocène lacustre de la Bresse, avec lequel elle possède en commun le Mastodon Arvernensis, le Rhinocéros leptorhinus, le Tapirus Arvernensis, le Palœoryx Cordieri. Il semble, autant qu'il est permis d'en juger d'après le petit nombre d'espèces jusqu'ici découvertes dans le Pliocène inférieur de la Bresse et de toute l'Europe, que la faune mammologique de ce dernier étage doive être extrêmement semblable à celle du Pliocène moyen, dont nous prenons le type à Montpellier et en Roussillon.
Source : Gallica

Portrait de Charles Depéret Charles Depéret Les terrains tertiaires de la Bresse et leurs gîtes de lignites et de minerais de fer (1893)

Nous verrons dans le chapitre suivant que les cailloutis quaternaires et ceux du Pliocène le plus récent (niveau de Saint-Çosme) sont les seuls qui aient, comme les sables de Trévoux, la particularité de descendre au-dessous du niveau des vallées actuelles; la décomposition fort avancée des éléments, la découverte du Mastodon Arvernensis, dans la tranchée de Névy, s'opposent au classement dans le Quaternaire ou dans l'étage de Saint-Cosme des cailloutis précités ; il y a donc lieu de les considérer comme synchroniques des sables de Trévoux et des cailloutis de Montluel.
Source : Gallica

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