Diderot, Tarin, d’Argenville

Résumé

Diderot, Tarin, d’Argenville L’Encyclopédie, 1re éd.

On divise l’Anatomie relativement au sujet dont l’Anatomiste s’occupe, en humaine & en comparée. L’Anatomie humaine, qui est absolument & proprement appellée Anatomie, a pour objet, ou, si l’on aime mieux, pour sujet le corps humain. C’est l’art que plusieurs appellent Anthropologie.
L’Anatomie comparée est cette branche de l’Anatomie qui s’occupe de la recherche & de l’examen des différentes parties des animaux, considérées relativement à leur structure particuliere, & à la forme qui convient le mieux avec leur façon de vivre & de satisfaire à leurs besoins.
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Diderot, Tarin, d’Argenville L’Encyclopédie, 1re éd.

Le but immédiat de l’Anatomie prise dans le premier sens, ou considérée comme l’art de disséquer, c’est la connoissance des parties solides qui entrent dans la composition des corps des animaux. Le but éloigné, c’est l’avantage de pouvoir à l’aide de cette connoissance, se conduire sûrement dans le traitement des maladies, qui sont l’objet de la Medecine & de la Chirurgie.
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Diderot, Tarin, d’Argenville L’Encyclopédie, 1re éd.

Le cœur a trois ventricules dans le fœtus ; ces ventricules communiquent avec le poumon, par deux grandes veines qui se distribuent dans toute sa substance. Le cœur est aussi l’organe des nerfs. Aristote confond, ainsi qu’Hippocrate, les nerfs, les ligamens & les tendons. Le cerveau n’est qu’une masse d’eau & de terre, mais il n’en est pas de même de la moelle épiniere ; il donne au foie, à la rate & aux reins la fonction de soûtenir & de suspendre les vaisseaux. Les testicules ne sont que pour le mieux.
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