Résumé

Edmond Bonnaffé Le meuble en France au XVIe siècle… (1887)

On ne connaît bien un peuple qu'en l'étudiant chez lui, dans sa maison, dans son costume et dans son mobilier. Ces trois expressions de la vie usuelle, différentes en apparence, ont des traits communs qui les rattachent l'une à l'autre. La maison est le vêtement extérieur et collectif de la famille, le costume est la maison personnelle de l'individu. Le mobilier participe de ces deux éléments : le gros meuble dérive de la maison par sa construction, son emplacement, son poids matériel; un lit, une armoire, un buffet sont, à certains égards, des immeubles par destination.
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé Le meuble en France au XVIe siècle… (1887)

Comme la maison, le meuble échappe à toute réglementation, il ne relève que du goût et de la convenance, convenance de ceux qui doivent s'en servir, bien entendu. Il est l'expression des mœurs, « ondoyant et divers » comme elles; il sera robuste et puissant pour le Moyen-Age, élégant et païen pour la Renaissance, sombre et grave pour Louis XIII, magnifique et solennel pour Louis XIV, arrondi, sensuel et ventru pour la Régence, et ainsi de suite, chacun taillant son meuble à sa mesure, sur son patron, chacun comprenant le confort à sa manière.
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé Le meuble en France au XVIe siècle… (1887)

Pour une foule d'industries, le bois est un élément indispensable; pour l'art du meuble en particulier, c'est la matière par excellence.
Plus souple et moins fragile que le marbre et la pierre, plus chaud, plus élastique, d'une exploitation plus facile, plus tendre à l'outil; susceptible, par sa nature fibreuse, de soutenir de longues portées et de se jeter dans le vide sans tenons ni supports, le bois a encore l'avantage de multiplier ses surfaces et de se prêter à toutes les formes par son affinité pour la colle et l'extrême cohésion de ses assemblages.
Source : Gallica

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