Eugène Brieux

Eugène Brieux

Algérie (1912)

Résumé

Portrait de Eugène Brieux Eugène Brieux Algérie (1912)

René, ébloui, admirait ce magnifique paysage dont la douceur sereine lui rappelait la France avec quelque chose de plus pourtant et qu'il ne pouvait définir.
Après avoir ainsi traversé d'immenses cultures merveilleusement entretenues, des orangeries odorantes, la voiture entra dans une région de vignobles magnifiques s'étendant à perte de vue.
— Regardez bien ces vignes, lui dit alors
M. Bourgaud, regardez les bien, jeune homme, car elles
sont un bel exemple, comme toute la Mitidja, de ce
que peut l'opiniâtre labeur des hommes.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Brieux Eugène Brieux Algérie (1912)

Eh bien, continua l'oncle Paul, sous l'erreur
de cet Arabe se cachait une vérité profonde. Les
Romains sont nos grands pères en effet. Ecoute moi,
René. La terre appartient à ceux qui la mettent
en valeur. Ce principe ne peut être contesté par
ceux là mêmes qui ont troublé ta conscience. Dans
ce cas, elle nous appartient une fois de plus. Elle
nous appartenait par héritage d'abord, elle nous
appartient encore par droit de conquête, par droit
d'achat, un achat où la France a payé avec le courage
et la vie de ses enfants.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Brieux Eugène Brieux Algérie (1912)

Stupéfait, René se tut un moment contemplant avec admiration ce témoignage inouï du labeur et de l'intelligence de nos colons.
— Remarquez, reprit M. Bourgaud, que toutes les cultures sont pratiquées avec un égal succès dans cette région bénie. Voici des champs de blé, d'orge, de maïs, d'avoine, voici des pommes de terre et des primeurs : voici des arbres fruitiers, et voici enfin des vignobles, les beaux vignobles de Boufarik, avec lesquels les Arabes font d'excellent vin.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature