Boufarik

Définition et enjeux

A. Bussières,  Revue des Deux Mondes

“ Malgré toutes les conditions qu’il réunissait pour être un lieu extrêmement malsain, il se peupla lorsqu’on y eut établi un camp, et aujourd’hui ce village, sans égal dans l’Algérie, tout rempli de frais ombrages et d’eaux murmurantes, percé de larges rues qui, sous leurs dais de verdure, sembleraient être plutôt les ailées d’un parc, est comme le miracle d’une transformation féerique et le plus encourageant exemple de ce que la puissance de l’homme peut arracher à cette nature d’Afrique si féconde et si revêche.
La fondation du village de Boufarik remonte à 1836 ou 1837.
”
Source : Wikisource

Portrait de Paul Bourde Paul Bourde,  A travers l'Algérie : souvenirs de l'excursion parlementaire… (1880)

“ Boufarik est aujourd'hui le plus grand marché de chevaux et de bestiaux qu'il y ait en Algérie, une ville de 15,000 âmes qui grandit chaque jour, dans l'espèce de grand bocage que les plantations lui ont fait. Chose à peine croyable, l'effort du colon a tellement changé le climat que Boufarik est devenu une station sanitailre on y envoie les malades. L'indigène n'a pas moins changé que son pays. Entre Boufarik et Blidah campait autrefois une des tribus les plus
belliqueuses de l'Algérie, les Hadjoutes.
”
Source : Gallica

Rouire,  Revue des Deux Mondes

“ L’histoire de Boufarik, si bien racontée par le colonel Trumelet, nous montre en ses pages douloureuses la lamentable existence de ces colons officiels.
Boufarik fut fondé en 1836 par l’administration militaire qui, ayant établi un fort dans la contrée, avait besoin de fournisseurs civils et de main-d’œuvre à proximité du nouveau poste. Les immigrans n’eurent d’abord d’autre abri que des constructions primitives, des gourbis faits de branchages, de roseaux et de paille de marais, demeures aussi intenables par les pluies de l’hiver que par les chaleurs de l’été.
”
Source : Wikisource

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