Résumé

Georges Guyard Contribution à l'étude de la myocardite typhique… (1899)

Pourquoi donc l’un ne meurt-il pas de myocardite typhique, tandis que chez l’autre, lorsque la fièvre typhoïde tue, elle tue, au moins dans les trois quarts des cas, par le coeur? C’est que, chez l’un, le coeur encore vierge d’attaque microbienne, en pleine vitalité, en pleine croissance, est apte à réagir énergiquement contre les actions pathogènes, tandis que chez l’autre, le coeur, surchargé de pigment dans sa cellule musculaire, surchargé ou même infiltré de graisse, sclérosé parfois, a déjà été l’objet d attaques dont il a été victorieux, mais dont il a conservé des blessures.
Source : Gallica

Georges Guyard Contribution à l'étude de la myocardite typhique… (1899)

S’il doit guérir, on verra la tension du pouls se relever, en même temps que disparaîtront progressivement la tachycardie et les signes d’affaiblissement du myocarde ; s’il doit mourir, on voit se dérouler la série des signes qui caractérisent le collapsus cardiaque. Le rythme foetal persiste, puis les bruits du coeur s’éloignent au point de simuler un murmure assourdi, une sorte de bruit de rouet, couvert par la respiration. Le pouls devient incomptable, moins par suite de sa rapidité que de sa faiblesse.
Source : Gallica

Georges Guyard Contribution à l'étude de la myocardite typhique… (1899)

Tout d’abord, l'affaiblissement du premier bruit du coeur.
La physiologie nous enseigne que le premier bruit du coeur est dû au claquement des valvules auriculo-ventriculaires, et surtout à la contraction du myocarde. Il n’y a pas à proprement parler de choc précordial, mais un soulèvement systolique de la paroi thoracique en contact avec le myocarde ; à chaque systole, les ventricules deviennent globuleux et se durcissent, en même temps que se ferment les valvules auriculo-ventriculaires sous la tension des piliers. Le premier bruit est avant tout une contraction musculaire.
Source : Gallica

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