Résumé

Griscelli Mémoires de Griscelli : agent secret de Napoléon III… (1867)

Lecteurs ! je me demande si c'est bien moi, le berger corse, qui passait des mois sans voir une créature humaine, qui me trouvais à Paris chargé de cet emploi. Si la moitié de la France, si tous les dignitaires de Napoléon ne m'avaient pas vu avec l'empereur à Paris, à Lyon, à Marseille, à Bordeaux, à Lille, etc., etc., je n'oserai jamais dire que moi, pauvre hère, qui étais resté des années sans voir ni maison, ni lit, ni clocher, fus appelé à coucher aux Tuileries avec Napoléon et dans les châteaux royaux de presque tous les potentats de l'Europe.
Source : Gallica

Griscelli Mémoires de Griscelli : agent secret de Napoléon III… (1867)

Le soir nous étions tous invités à Vérone à l'hôtel des Trois Couronnes, rue Ste-Eufémie, à un banquet que le souverain détrôné donnait à ses officiers.
Les vins fins furent livrés à profusion, les langues se délièrent et des mots furent lancés contre Napoléon, contre Victor-Emmanuel et contre les Français. Je ne répondis rien quand on parla des deux potentats, mais quand on attaqua les Français je me levai et, m'adressant à l'auteur de l'attaque, je lui dis vivement : — Je suis Français; je vous défends de parler mal d'une nation que vous ne connaissez pas.
Source : Gallica

Griscelli Mémoires de Griscelli : agent secret de Napoléon III… (1867)

A sept heures, cent vingt-sept personnes, des princes, des ducs, des comtes, des barons et des chevaliers avec leurs femmes ou leurs parentes prenaient place à un dîner d'apparat présidé par Henri de France dans un riche hôtel sur les bords du lac de Lucerne. L'illustre Berryer, bien qu'il ne fut ni comte ni baron, était regardé, admiré et écouté comme l'oracle de la société. Vers la fin du dernier service, un certain bruit se fit entendre sous les fenêtres de l'hôtel. puis des cris : « Vive l'Italie ! vive Garibaldi ! à bas les Bourbons ! à bas Henri V ! »
Source : Gallica

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