Résumé

H. Dormoy Étude sur la question financière algérienne… (1875)

On peut frapper un Européen sur son revenu, parce qu'il a l'esprit de travail et d'économie qui engendre le revenu, parce qu'il a la propriété et la famille qui inspirent l'épargne, mais aucun de ces mobiles n'attache l'indigène au travail, rien ne le pousse à l'épargne, il travaille pour manger et s'arrête. On peut donc l'imposer sur son travail brut, c'est-à-dire le forcer à augmenter son travail, comme le font les impôts Achour et Zekkat, mais on ne peut pas l'atteindre sur son revenu, comme 'exigerait l'application de la loi sur l'impôt foncier.
Source : Gallica

H. Dormoy Étude sur la question financière algérienne… (1875)

L'Algérie, enfin, n'est-elle pas née d'hier? Demandet-on des efforts à qui n'a pas encore la force et l'humanité, comme l'intérêt, ne commande-t-elle pas, avant de le charger, de laisser l'enfant devenir un homme ?
Ce sont là des considérations qui ne peuvent se traduire par des chiffres, mais qui suffiraient, même en l'absence des preuves de l'ordre mathématique que nous avons établies, pour montrer qu'une grande raison d'équité s'oppose à la perception, sur les Européens d'Algérie, d'un nouvel impôt au profit de l'État.
Source : Gallica

H. Dormoy Étude sur la question financière algérienne… (1875)

La règle fondamentale, en matière d'impôt, n'est-elle pas, en effet, de frapper chacun suivant ses facultés, et peut-on regarder le colon algérien, qui lutte sans, capitaux, sans matériel, contre les difficultés du sol et du climat, comme-ayant les mêmes facultés quelles habitants de la métropole?
Pourquoi ne demande-ton pas aux indigènes des impôts égaux à ceux que payent les colons? N'est-ce pas parce l'indigène est encore moins bien muni de capitaux et de moyens d'action que le colon?
Source : Gallica

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