Résumé

René Farge Étude sur la dette communale : thèse pour le doctorat… (1899)

C'est ainsi que, pour nous, la réforme des octrois est moins encore une question de recettes supplétives qu'une question urgente de réduction de dépenses.
Certes, les droits d'octroi sont exagérés, mais ils représentent aujourd'hui une source de recettes que, grâce à l'insouciance de l'Etat, l'engagement de dépenses communales considérables a rendu indispensable.
Pourquoi le pouvoir central n'a-t-il pas tout d'abord maintenu, en fait, aux taxes principales d'octroi le caractère exceptionnel qui leur a été toujours reconnu en l'interdisant aux communes de faible importance (1) ?
Source : Gallica

René Farge Étude sur la dette communale : thèse pour le doctorat… (1899)

Les emprunts communaux sont, le plus souvent, amortissables, et l'on sait que la puissance de l'amortissement (moyen de reconstituer un capital par l'épargne et par la capitalisation des intérêts de cette épargne) est beaucoup plus forte pendant les dernières années de l'emprunt que pendant les premières. En effet, le décroissement du capital de la dette entraîne aussi chaque année une diminution plus grande des intérêts de cette dette.
Source : Gallica

René Farge Étude sur la dette communale : thèse pour le doctorat… (1899)

Mais l'équilibre des budgets communaux n'est trop souvent qu'apparent. Outre les charges assumées et réglées annuellement pour les besoins courants des services municipaux, il se produit quelquefois, en effet, dans la vie communale, des nécessités extraordinaires entraînant des dépenses si lourdes qu'elles ne peuvent être immédiatement couvertes par les revenus fiscaux.
Les communes doivent scinder alors le remboursement de ces dépenses spéciales par fractions plus ou moins considérables en escomptant les ressources que fourniront leurs budgets futurs.
Source : Gallica

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