Résumé

Henri Malbot L'art d'élever les enfants en Algérie (1899)

Quel que soit le lait qu'on donne, c'est donner une alimentation contre nature, car le tube digestif du nouveauné n'est fait que pour le lait de la femme, comme le tube digestif du jeune chien est fait pour le lait de la chienne, celui du veau pour le lait de la vache. Ce qu'il y a de plus monstrueux dans l'allaitement artificiel, c'est que bien souvent il est résolu de propos délibéré comme une spéculation fructueuse ; la mère est une excellente nourrice, mais elle préfère se louer comme telle et risquer la mort de son enfant.
Source : Gallica

Henri Malbot L'art d'élever les enfants en Algérie (1899)

La meilleure boisson pour les enfants dès qu'ils sont sevrés, c'est le lait, le lait de vache bouilli. Dès que l'enfant ne prend plus le sein de sa mère, il faut remplacer le lait maternel par une quantité à peu près égale de lait de vache, c'est-à-dire lui en donner de un demi-litre à trois quarts de litre. Jamais on ne doit donner la moindre quantité de vin ou d'autres boissons fermentées à un enfant; il ne doit boire que du lait ou de l'eau. Je dirai même qu'en Algérie la meilleure boisson, la plus hygiénique du moins, c'est l'eau, l'eau pure.
Source : Gallica

Henri Malbot L'art d'élever les enfants en Algérie (1899)

On s'arme d'un bistouri, on incise la gencive, et on s'en va content d'avoir opérer un sauvetage émérite ; ce n'est pas plus malin que cela. Si l'enfant ne guérit pas, et même s'il va plus mal, le motif n'a pas changé; jugez donc : l'enfant à vingt dents à faire. Telle est en deux mots
la théorie et, avec quelques sirops de dentition en plus, la thérapeutique de la plupart des maladies de l'enfance pour beaucoup de personnes, et, ce qui est plus triste à dire, pour beaucoup de médecins.
Source : Gallica

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