Henry de Varigny,
Revue des Deux Mondes
“ Cet air qui nous frappait doucement au visage tout à l’heure, c’est toute la vie passée, c’est une myriade d’existences, ce sont nos devanciers, ce sont aussi les morts que nous pleurons ; maintenant il fait partie de nous-mêmes, et demain il poursuivra sa route, se métamorphosant sans cesse, passant d’un organisme à l’autre, sans choix, sans distinction, jusqu’au jour où, notre planète devenue morte, la substance de tout ce qui aura vécu rentrera dans la terre refroidie, gigantesque tombeau qui roulera silencieux et désolé par les profondeurs insondables des cieux éteints. ”
